RD DU CONGO – Conflit en Ituri

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Nos actions

Avec l’appui de Memisa, Caritas Bunia a notamment assisté les déplacés du camp de Telega en :

  • installant 2 blocs de latrines et douches de 3 portes,

  • assainissant les latrines de l’école primaire (utilisées par les déplacés) avec pour objectif de réduire les risques d’épidémie de maladies diarrhéiques.

Ces interventions ont permis de réduire sensiblement les risques d’épidémie, ce qui est particulièrement important car le choléra et le paludisme sont endémiques dans la région.

Memisa a mis à la disposition de la Zone de Santé de Lita un lot important de médicaments essentiels pour soigner les malades.

Avec les fonds de Memisa, Caritas Bunia a pu distribuer des vivres à 535 ménages de Bunia. Ce qui représente environ 2.675 personnes nourries. Chaque colis de vivres est composé de :

  • 10 kg de farine de maïs
  • 5 kg de haricots
  • 2,5 litres d’huile végétale
  • 2 sachets de 500 gr de sel de cuisine

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Evolution de la situation

20/03/2018 : Un médecin sur place nous informe que les centres de santé de Gbi, Joo et Kakwa ont été pillés et le personnel a fui vers l’Ouganda. Une accalmie est tout de même observée depuis le début de la semaine.  

19/03/2018 : Des hommes armés ont attaqué samedi dernier des casques bleus en patrouille dans les localités de Gbi et Joo, causant la mort de deux assaillants.

17/03/2018 : Selon l’évaluation des médecins chefs de zone de plusieurs zones de santé en Ituri, le système de santé local reprend peu à peu sa fonctionnalité.

A Drodro, 3 centres de santé sur 16 sont en activité. Parmi les 13 qui sont à l’arrêt, au moins 4 ont été pillés. L’hôpital de la zone fonctionne également, mais au ralenti et est sécurisé par les forces armées.

A Tchomia, 7 centres de santé sur 12 reçoivent des patients. L’hôpital général de la zone a réduit ses activités car la moitié du personnel a fui.

Finalement, à Nizi, un retour de la population est constaté alors que 7 centres de santé sur 10 sont fonctionnels. L’hôpital, qui ne fonctionnait que pendant la journée il y quelques jours, a maintenant repris une activité normale.

15/03/2018 : Un policier a été tué lors de la visite du Ministre provincial Didi Angaika à un camp de déplacés à Bunia, chef-lieu de l’Ituri. Des déplacés du camp s’en seraient pris à la délégation du ministre. Un jet de pierres a atteint un des policiers qui assurait la protection de la visite, il est décédé à la suite de ses blessures.

13/03/2018 : Une quarantaine de personnes ont trouvé la mort dans la nuit du lundi au mardi 13 mars dans de nouvelles attaques à Djugu. Les attaques se sont déroulées dans quatre villages : Kayuba, Joo, Gbi et Ngaliko.

Entre le 10 et le 13 mars, plus de 4.000 personnes ont fui les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu vers l’Ouganda.

08/03/2018 : La crise humanitaire touche désormais le territoire d’Aru. Plusieurs milliers de déplacés se sont déjà dirigés vers les villages alentours.  

La zone de santé de Drodro, appuyée par Memisa, est lourdement touchée : 30 personnes ont été tuées à Maze.

Fataki, une autre zone de santé appuyée par Memisa, est totalement isolée et les déplacés sont livrés à eux-mêmes. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l’Organisation des Nations-Unies déclare que l’insécurité persistante à Djugu empêche les missions humanitaires dans plusieurs zones d’accueil des déplacés.

Dans le camp installé à « Mudzi Maria » par Caritas Bunia, les toilettes ont été construites et la distribution de nourriture continue. Le problème de disponibilité d’abris et bâches est toujours sans solution.

07/03/2018 : Les assaillant s’approchent de Telega et les déplacés du camp ont dû fuir en direction de Bunia.

Caritas Bunia, appuyé par Memisa, a accueilli toutes ces personnes dans l’enceinte de la structure du diocèse ‘’Mudzi Maria’’. Sur place, les services du camps ont été réorganisés en collaboration avec Médecins Sans Frontière.  

06/03/2018 : Ces derniers jours, de nouvelles attaques ont eu lieu sur le territoire de Djugu. Plusieurs dizaines de personnes sont mortes et de nombreuses maisons ont été incendiées.

Le régime d’insécurité alimente la panique auprès de la population et force les habitants à fuir les lieux à risque pour rejoindre la ville de Bunia ou le lac Albert. Selon des sources locales, le bilan actuel s’élève à 200 000 déplacés depuis le début des violences en février dernier. Leur situation est très critique. Les déplacés sont souvent livrés à eux-mêmes dans les parties les plus reculées de la région. Sans nourriture, eau propre ou abri pour la nuit. 

Quelques personnes ont pu trouver des familles d’accueil mais, eux aussi, commencent à être confrontés à une pénurie de nourriture et à des problèmes d’hygiène.

Au vu des circonstances, plusieurs structures sanitaires appuyées par Memisa ne sont actuellement pas fonctionnelles et les activités de Memisa ont dû être suspendues. Nous appuyons notre partenaire Caritas Bunia dans la gestion d’un camp de déplacés dans la localité de Telega, près de Bunia, où environ 5000 personnes sont prises en charge.

Conflit en Ituri : 100.000 déplacés et des hôpitaux vides

Au nord-est de la République Démocratique du Congo, la province de l’Ituri a longtemps été marquée par de fortes tensions. La reprise des affrontements dans la région de Djugu depuis le début du mois de février a déjà causé la mort de plusieurs dizaines de personnes. Des villages entiers ont été incendiés, forçant les familles à quitter leur foyer. Le nombre de déplacés dépasse les 100.000 dont plus de 20.000 dans les alentours du chef-lieu de la province, Bunia.  22.000 personnes ont également traversé le lac Albert pour se réfugier en Ouganda. Les déplacés font état d’assassinats, de pillages et d’incendies par des groupes armés.  

Les premiers témoignages et les premières images montrent l’extrême gravité de la situation. Un médecin avec qui Memisa travaille sur place nous raconte : « A Bunia, la gestion des déplacés est un problème majeur, notamment par rapport à l’accès à l’eau. Les personnes assoiffées s’abreuvent à la rivière polluée Ngezi. Le risque de maladies hydriques, dont le choléra, est donc très inquiétant. Les hôpitaux de l’intérieur de la province ont été désertés par les patients en état de se déplacer ainsi que par le personnel médical. Quelques courageux infirmiers, restés pour s’occuper des cas les plus graves, exercent sans aucun dispositif de sécurité. »

L’aide humanitaire dans les villages et l’assistance aux personnes déplacées sont mises en péril par la situation sécuritaire. Memisa, présente dans la région depuis plusieurs années, suit de près l’évolution de la situation avec ses équipes sur place et met à disposition ses ressources et son expertise pour faire face à cette crise. Frank De Paepe, Directeur Général de Memisa, annonce : « Un arrêt de nos activités n’est pas envisagé. Nous intervenons dans la province pour venir en aide aux plus vulnérables, il est donc impensable pour nous de partir au moment où la population a le plus besoin de secours. Cela va à l’encontre de nos valeurs et de notre mission. Tous nos efforts sont concentrés sur cette situation et nos pensées vont aux victimes ».

Plusieurs organisations nationales et internationales présentes sur place, dont MSF, se mobilisent pour venir en aide aux déplacés. Le bilan continue de s’alourdir de jour en jour et des milliers de vies humaines sont touchées. Les personnes blessées ou déplacées ont besoin de toute l’aide possible.

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